lundi, 20 août 2007
Brigitte Bardot le 12 janvier 1959
Janvier, c'est un bon mois pour les astrologues. Le magazine ELLE continue de nos jours à poser cette question éternellement renouvelée : que disent les astres pour l'année à venir ? Eh bien ils pourraient facilement dire des conneries, surtout quand on leur pose des questions dans ce genre-là : Brigitte Bardot rencontrera-t-elle l'homme fort qui la vaincra ? On apprend que cette jeune femme dont ELLE se réjouit qu'elle soit beaucoup plus qu'un ravissant animal devait cumuler en 1959, selon les prédictions, une vie sentimentale mouvementée couronnée par un mariage et la naissance d'un fils. Vérification faite, le fils de Brigitte Bardot est effectivement né... en janvier 1960. Bingo pour l'astrologue le plus célèbre du monde Francesco Waldner.
Moins de chance sur le nouveau mari en question qui devait être du signe des Gémeaux et qui serait en fait né au mois de novembre. La carrière de la star montante devait être couronnée par un Oscar (qui n'est jamais venu) en 1959 ou plus tard. Et sa vie sentimentale promettait de continuer d'être davantage embrouillée par son esprit critique. Elle réfléchit trop quand elle aime. C'est ainsi qu'elle tue ses amours indiquait le Monsieur Soleil. L'article précise encore que BB est incapable d'être diplomate et que même si elle prenait toutes sortes de précautions pour ne choquer personne, elle n'y parviendrait pas. De veau, vache, cochon, couvée il n'est alors pas question. Les deux personnalités dont la carte du ciel est observée avec celle de Brigitte Bardot sont le Général de Gaulle et la princesse Margareth d'Angleterre dont la vie sentimentale tout aussi agitée que celle de la Bri fait alors vendre du papier.
Janvier, c'est aussi le mois du blanc, ainsi que l'annonce la Une, qui propose un trousseau de mariée teinté cependant d'un peu de couleur. De nos jours, on a mal pour la pauvre mariée à la mise empruntée devant sa marée de torchons et de serviettes. Et on compatit à l'idée qu'elle puisse endosser au lendemain sa nuit de noces la robe de chambre Bon Magique de cette semaine-là, en tricot et laine des Pyrénées. Au choix, du rose, du jaune, du turquoise, du bleu gentiane, du rouge et, sur commande, du gris. Le prix est de 6000 F (on est encore aux anciens francs) pour un magazine à 50 francs. Soit 276 € pour un ELLE à 2,30 €.
Au chapitre mode, Simone Baron met en scène 4 idées très mode. Schémas et explications doivent permettre de réaliser le col blanc joli décolleté ou encore la toque auréole créé par Jean Barthet (alors chapelier des stars et des grands couturiers) par exemple en rouge pour les brunes et en turquoise pour les blondes. A réaliser aussi, le grand col de velours.
Une célèbre rubrique du ELLE de l'époque est celle de Mapie de Toulouse Lautrec qui propose cette fois des abats paraît-il amusants et appréciés. Langues de mouton, pieds de mouton à la poulette ou rognons de veau au vermouth : que l'embarras du choix !

Heureusement la pub est là pour nous réconforter à coups de gaufrettes. Les Résilles d'Or de l'Alsacienne ont, elles, si peu changé depuis... Et puis il y a aussi les carrés Gervais qu'on nous propose pour agrémenter notre petit déjeuner. Ils n'ont pas tellement changé non plus.
Le magazine se referme sur une pub pour le linge Jalla. Avec une silhouette qui n'est pas sans rappeler celle de la Brigitte qui fait la Une.
Vivement lundi prochain !

00:15 Publié dans Ah, c'est ELLE... vintage ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


















Commentaires
Écrit par : MARIE SUE | lundi, 20 août 2007
Écrit par : Mathilde | lundi, 20 août 2007
@Mathilde : Ah les 100 Idées, eh bien j'en ai aussi ! Des 70's et aussi des 80's. Je pourrais faire un blog que de vieilleries, tiens, tellement j'en ai :!
Écrit par : Freida l'écuyère | mercredi, 22 août 2007
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