mardi, 10 août 2010

A l'ombre de Bloomsbury

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Parfois j'aimerais avoir d'autres envies que celles qui me viennent.

Peine perdue.

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Les tendances passent, les craquages vont et viennent, mais je finis toujours peu ou prou par revenir à de vieilles connaissances. Cette série mode intitulée Esprit Virginia Woolf s'étire sur quatorze pages et  il me faut bien reconnaître qu'elle concentre tout ce que j'aime.

Je crains fort d'être définitivement perdue pour le minimalisme.

Cette série est parue dans Marie France. Un magazine qui vise clairement les plus de 35-40 ans (ce qui n'est d'ailleurs pas forcément pour me séduire, moi qui suis pourtant en plein dans la cible visée) et n'est à ce titre pas réputé pour être à la pointe de la hypitude. Et quii recèle cependant d'excellentes surprises en matière de séries mode, je l'avais déjà évoqué ici (et c'est bien pour ça, et pas pour le point sur l'arthrose ou, au hasard, tiens, la presbytie, que je l'achète).

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L'esprit Virginia Woolf, c'est en fait celui du groupe artistique Bloomsbury, au sein duquel oeuvraient  Duncan Grant et Vanessa Bell, soeur de l'écrivain Virginia Woolf, ici immortalisée en 1925, dans son jardin.

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samedi, 14 février 2009

Le bordel qui révèle

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Voilà un moment qu'on n'a pas causé déco, ici.

Pourtant, j'achète autant de magazines de déco que de mode. C'est dire.

Dans le dernier numéro de Maison Française je me suis sentie - vaguement, évidemment ! - concernée par un papier sur le désordre. Le bordel, c'est créatif, je l'ai toujours pensé. Et ranger est bel et bien périlleux, c'est pour moi le plus sûr moyen de ne rien retrouver.

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En mode, les rubriques du style une fille un style sont toujours riches d'enseignements. Mais ça marche aussi avec la déco. J'ai été scotchée, dans ce numéro, en découvrant à la rubrique Une fille, un style, un lieu, les pages consacrées au décor dans lequel vit l'artiste peintre Isabelle Rozot.

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Comme quoi je suis peut-être bordélique mais ça rime bel et bien avec logique : cette dénicheuse d'objets rares revendique l'influence du groupe Bloomsbury. Or, la maison du Bloomsbury Group est mon idéal de déco depuis de nombreuses années, je l'avais déjà évoqué ici.

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Et tout s'explique : au sol, la mosaïque me rappelle la cuisine de mon enfance.

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Pas si éloigné de l'univers des créateurs d'Astier de Villatte. Du miroir récupéré dans la benne des ateliers des sculpteurs de Port-Royal chez Benoît ou des fauteuils au velours rouge décati de chez Ivan, je ne saurais dire ce que je préfère...